Qu'est-ce que c'est Vanna ?
Vanna est à la fois une communauté dédiée aux créatifs et créatives professionnels à Bruxelles et ailleurs, et une studio de consulting qui propose d’amener des profils différents sur des projets de consultance stratégique et d’innovation.
Notre mission vise à rassembler et à créer un espace de dialogue entre les métiers de la création pour apprendre les un-es des autres, s’inspirer et tout simplement partager des vécus pour se sentir moins seuls et grandir dans nos activités professionnelles. Notre équipe s’est récemment agrandie et nous sommes actuellement sept à organiser des activités autour de cette mission.
Quel a été votre meilleur moment jusqu'à présent ?
Je pense qu’il n’y a pas eu un seul « meilleur moment », mais après chaque événement, on se sent remplis d’énergie et animés par le désir de faire mieux la prochaine fois pour inspirer les créas !
Au début de Vanna, on prenait aussi beaucoup de plaisir à organiser des dîners scénographiés autour de thématiques impactant notre société et les métiers créatifs, notamment l'inspiration venant de l’enfance, ou encore les films et comment la réalité peut s’en inspirer. C’était très sympa, car chaque événement réunissait une équipe totalement différente de set designers, chefs, et graphistes. On s'amusait toujours bien et c’était très satisfaisant de voir l’expérience prendre vie. Nous avons rencontré beaucoup de personnes avec qui nous continuons de travailler encore aujourd’hui, dont Charlotte de Schutter qui met en place un programme artistique passionnant.
Quel est votre prochain défi ?
Notre défi majeur, c’est d’amplifier notre impact pour transformer Vanna en un véritable pont. On veut réunir et connecter encore plus de créatifs, mais de manière plus profonde.
Concrètement, nous avons deux priorités :
1. Inspiration : On aimerait accompagner les créas émergents en les mettant directement en contact avec des profils qui ont déjà « réussi » (même si ce terme est vaste !).
L'idée est de briser le plafond de verre et de montrer que les parcours atypiques ont toute leur place.
En invitant ces figures inspirantes à partager non seulement leurs succès, mais aussi leurs échecs et leurs doutes, on humanise le métier.
2. Accessibilité financière : La culture et l'apprentissage ne devraient pas être un luxe. Notre challenge actuel est de dénicher des partenaires financiers et des sponsors qui partagent nos valeurs. Cela nous permettrait de maintenir une qualité d'expérience élevée (scénographie, intervenants, lieux) tout en rendant nos événements les plus accessibles possibles, voire gratuits pour ceux qui se lancent. Une mission sur laquelle nous travaillons avec Giorgio Kavadias.
En bref, on veut passer d'une série d'événements à un véritable écosystème de soutien.
Trouvez-vous en Belgique une culture favorable par rapport à l'entrepreneuriat, les métiers créatifs et l'artisanat ?
C'est un constat en demi-teinte. D'un côté, on a le sentiment que la Belgique devient de moins en moins favorable à l’entrepreneuriat créatif pur. Il y a une réelle réduction des aides spécifiques et, surtout, un manque de ponts entre les mondes.
Quand on sort d’école, on fait face à un système binaire : c'est soit le « business » pur, soit la « créa ». Cette séparation est dommageable, car lorsqu’on choisit la voie créative, on se retrouve souvent démuni, sans savoir vers quels interlocuteurs se tourner pour structurer son activité ou obtenir un soutien financier adapté à nos réalités.
Pourtant, et c’est là tout le paradoxe, la culture de la créativité et la communauté des créas sont en pleine explosion ! On observe une effervescence incroyable à Bruxelles et ailleurs : de nouveaux concepts, des collectifs hybrides et des projets d'artisanat moderne fleurissent partout. Il y a une motivation contagieuse.
Ce décalage est inspirant :
cela montre que les jeunes créatifs et créatrices n'attendent plus la permission ou le soutien des institutions pour exister.
Ils et elles n'ont pas peur de passer à l’action, de tester des choses et de créer leurs propres opportunités. C’est précisément pour combler ce vide que Vanna existe. On veut transformer ce paradoxe en une force collective, pour que la créativité ne soit plus un parcours du combattant, mais un moteur économique et social reconnu.
Quelles idées donneriez-vous à une personne souhaitant entreprendre un projet similaire au vôtre ?
De s’entourer d’initiatives existantes et d’amener quelque chose de nouveau ! C’est peut-être la seule façon de réduire la fragmentation et d’avoir plus d’impact. En créant des synergies, on apprend plein de nouvelles choses, on réunit plus de personnes et on s’amuse encore plus !
Quelles sont les prochains évènements dans votre agenda et comment s'enregistrer ?
Chaque mois, grâce à la programmation artistique menée par Charlotte de Schutter, nous proposons une nouvelle rencontre créative. Elle nous permet de découvrir des espaces intimes de création comme des studios de peinture ou des ateliers d'artisans, mais aussi des tiers-lieux de création qui réunissent des profils très différents d’artistes et de créateurs/créatrices, et enfin des galeries d’art pour présenter des artistes mais aussi le métier de la curation.
On prévoit aussi un Crea Talk le 23 avril sur la thématique : École d’art vs autodidacte : faut-il étudier pour réussir dans la créa ?. Et plein de nouvelles surprises avec de chouettes collabs se préparent pour les mois de mai, juin et juillet !
Nos events sont tous publiés sur notre page Instagram : @vanna.io
Nous avons aussi co-fondé et co-animons un podcast pour dévoiler les coulisses de la créativité avec Amandine Donckers, à découvrir sur notre page Instagram : @thecreativetype_podcast
Merci beaucoup, Ioana, pour vos réponses. Nous serons ravies de suivre votre parcous.








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